L’instruction n° 5200/GEND/DPMGN/SDC/BFORM du 30 novembre 2017 relative à l’enseignement supérieur du deuxième degré (ES2) marque de profondes évolutions du dispositif de formation continue des officiers de Gendarmerie. L’ambition affichée serait d’augmenter de manière significative le nombre de « brevetés » et de disposer ainsi d’une ressource suffisante pour sélectionner les futurs dirigeants de la Gendarmerie dans un vivier élargi.

Ce nouveau texte porte des changements majeurs :

1. Un cursus de sélection en deux étapes décorrélées (pas d’intégration des résultats de l’examen probatoire dans le concours) :

  • L’examen probatoire, qui porte la possibilité d’équivalences exonérant des épreuves écrites ;
  • Le concours de l’enseignement supérieur du deuxième degré, rénové, avec des conditions d’inscription élargies, une unique épreuve orale d’aptitude et des épreuves de sport, ainsi que la mise en place de deux jurys et de deux classements distincts (OG-OCTA) ;

2. L’accès, sur orientation du gestionnaire, outre à l’École de guerre, à de nouvelles voies de scolarité civiles.

La partie écrite est transformée en examen probatoire avec une épreuve de connaissances générales (QCM à 100 questions), une épreuve de synthèse de dossier (identique à l’actuelle : 50 à 60 pages, 5h00 et barème maintenu pour la sanction de l’écart de volume ) et une épreuve de tactique (OI / MRT de niveau commandant de compagnie ou d’escadron au choix).

On notera que les 3 épreuves probatoires sont également cotées (coefficient 1). En revanche, pour le concours l’entretien oral est coefficient 18 et le sport coefficient 2.EVO_GEND2

Après l’Armée de l’Air qui a purement et simplement supprimé l’épreuve de culture générale, la Gendarmerie abandonne la composition de culture « au profit » d’un QCM. Qui seront les prochains ? Ces évolutions valorisent-elles l’image de nos officiers ?

Ce choix résonne étrangement quand on le rapproche de la dernière enquête PIRLS (Progress in International Reading Literacy Study), réalisée en 2016 dans 50 pays et dévoilée mardi 5 décembre. « Elle montre les très faibles performances en lecture des élèves français scolarisés en CM1. La France est très loin derrière le peloton de tête emmené par la Russie, Singapour et Hong-Kong. Il a été demandé aux élèves de ces 50 pays de lire 12 textes courts, soit des histoires, soit des articles, dont le vocabulaire était adapté à leur âge. Les chercheurs n’ont pas uniquement observé si les élèves savaient lire ces textes, mais aussi s’ils savaient les comprendre, les interpréter… Le résultat est très médiocre pour les écoliers français.  » (France Info – Solène LE HEN – 05/12/17). En quoi cela résonne-t-il avec le choix de la Gendarmerie ? Dans les statistiques de cette enquête, les jeunes Français parviennent quand même à se distinguer dans les QCM !

Vous trouvez ci-dessous l’original de l’instruction 5200.

fichier pdf 2017-11-30_-_instruction_5200_es2

 

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