La grande capacité de notre époque, capacité construite sur le développement des médias sociaux, est de pouvoir cristalliser, hors de toute logique d’importance, des événements mineurs pour en faire des phares puissants mais éphémères.

Nous avons eu l’épisode « PIQUEMAL », un peu avant, celui de la Légion d’Honneur attribuée aux morts de « CHARLIE » et avant encore… ça y est, j’ai déjà oublié !

Nous avons aussi, en fonction des époques, « trois frères: Vésuve, Etna et Stromboli » qui, toujours en sommeil, se réveillent parfois brutalement. Aujourd’hui, nous pourrions dire: la réforme de l’Éducation nationale (réveil à chaque nouveau ministre), les 35 heures (réveil à chaque nouveau gouvernement, voire en cours de mandature !) et par exemple Notre-Dame des Landes (qui en fait ne dort jamais que d’un œil depuis… 50 ans !)

Pourquoi cette digression ? Parce que vous devez échapper à ces mirages dans tous vos travaux et réflexions. La démarche que l’on vous enseigne est fondée sur la mesure, la relativité, la précision des faits et des analyses  et l’ouverture d’esprit, sans cesse mises à l’épreuve par ces fameux remous médiatiques.

Tout cela ne peut aboutir qu’ancré dans la culture et en étant en quête permanente de la vérité des choses. Cette exigence est aujourd’hui très accaparante car beaucoup d’informations ne sont que tardivement, voire jamais, recoupées. Elles flambent, éblouissent, disparaissent mais laissent malheureusement une trace qui construit inexorablement une forme d’aveuglement, au moins de myopie.

Je reprends, suite à un échange avec un camarade de promotion, le « phare » de la Légion d’honneur. En dehors du périmètre du débat, qui s’est en fait circonscrit au Landernau militaire (à peu de choses près), quelle est la réalité qui justifie cette indignation ? 

Pour vous aider à trancher, je reproduis ici un extrait du site de la Légion d’Honneur:

 

L’attribution de la Légion d’honneur repose sur des principes clairs, des procédures bien établies. Pourtant, elle récompense une notion abstraite,  hautement subjective, multiforme et toujours fédératrice : les « mérites éminents».

Les conditions d’attribution

Pour entrer dans l’ordre de la Légion d’honneur, il faut remplir deux conditions préalables :

  1. La nationalité : seuls les citoyens français peuvent être admis dans l’ordre.
  2. Les étrangers peuvent être distingués dans l’ordre de la Légion d’honneur mais n’en  sont pas membres.
  3. L’honorabilité : le futur légionnaire doit avoir un casier judiciaire vierge et une bonne moralité. Une enquête est effectuée pour s’assurer de la recevabilité des dossiers sur ces deux points.

Les  mérites éminents

Selon le code, « la Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes ».

Qu’est-ce qu’un « mérite éminent » ? Il n’en existe pas de définition théorique ou de liste exhaustive. C’est la mission du conseil de l’ordre de juger, à partir des éléments de carrière qui lui sont donnés et selon la jurisprudence de l’ordre, s’il y a ou non mérites éminents.

Ces mérites prennent les formes les plus diverses puisqu’il s’agit à chaque fois d’apprécier l’action d’un être humain, la richesse d’un parcours de vie, un acte de courage ou de générosité, une action en faveur des idéaux nationaux.

Chacun est donc évalué à l’intérieur de son champ d’activité.

Néanmoins, une série de critères communément admis sont pris en compte, étayés par une jurisprudence de deux siècles :

  1. L’éminence des services : pouvoir justifier de qualité de services, d’actions ou d’engagements à la fois exigeants et mesurables.
  2. Le bénéfice commun : avoir œuvré pour le bien de la nation et non en fonction d’un intérêt propre exclusif (création d’emplois, développement de l’éducation, soutien aux personnes défavorisées, innovation technologique, médicale, création artistique, par exemple)
  3. La notoriété des mérites : avoir été reconnu pour ses mérites, faire figure de modèle de civisme pour ses concitoyens, participer au rayonnement de la France à l’étranger (qu’il s’agisse d’interventions militaires, de prouesses sportives ou encore d’une influence économique).
  4. La durée des services : un minimum de 20 ans d’activité est requis pour entrer dans l’ordre de la Légion d’honneur.

Maintenant, à vous de jouer, car je vise ici la réalisation d’un simple exercice de sensibilisation là où l’on pourrait croire à une relance de cette polémique, examinez chaque nom contesté à la lueur de ces critères et forgez-vous une vraie opinion !

 

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